ESPECIAL Bony du Mipeul

ART&abuleiro esteve à conversa com o ilustrador Bony

"C’est ma passion du jeu et ma formation de graphiste qui m’ont poussé à devenir illustrateur"

Merci d'avoir pris le temps de répondre à nos questions, et nous espérons en savoir un peu plus sur votre illustration dans l'avenir.

Merci pour la sympathie et pour magnifique illustration sur le Portugal (The Fado player in Sherlock)

THE FADO player in Sherlock

 

GiL - Parlez-nous un peu de vous. Quand avez-vous commencer à travailler avec des illustrations et comment celá vous a conduit aux jeux de société?

Bony - J’ai 34 ans. Je suis passionné par les jeux de société. Ça fait 7 ans que je prends beaucoup de plaisir en partageant ma passion en faisant découvrir les jeux modernes. J’ai été président de plusieurs associations et j’ai organisé beaucoup d’événements ludiques. Depuis 2 ans, Je suis président d’une association (MIPEUL) qui fait des animations de jeu gratuitement dans toute la région autour de Poitiers (France) . C’est ma passion du jeu et ma formation de graphiste qui m’ont poussé à devenir illustrateur. Depuis trois ans, j’essai de me faire une place dans le monde du jeu en tant de dessinateur professionnel.

J’ai tout d’abord commencé par illustrer des prototypes (Deadwood, Kairn, Moorea, Carnavale…) pendant presque un an avant de faire mon premier jeu avec un éditeur.

 

Les Cartes de CARNAVALE

(http://laviedebony.blogspot.com/)

 

GiL - Combien de jeux avez-vous comme œuvre d'art, et dans quels projets travaillez-vous actuellement?

Bony - Jurassik, Kairn, Sherlock, Squad Seven II, OugaBouga, Ok Corral, Khitan ,Antartik ......En ce moment je travaille sur plusieurs jeux :
Mystery-Party : Meurtre sur le nil (Cocktail game)

Ektoplasma (ilopeli) … Plus deux projets pas assez aboutis pour en parler


GiL - Votre style varie dans le plus "sérieux"ou dans le plus caricaturale, comment coordonnez-vous la ligne de travail pour les différents styles de jeux de société?

Bony - Je suis avant tout GRAPHISTE : j’ai appris à comprendre les besoin d’un client quand je réalisais des plaquettes ou des logos. Donc, quand un éditeur me propose un projet, je discute avec lui et lui propose mon point de vue en m’appuyant sur mon expérience de joueur et celle de professionnel de la communication. Je commence par réaliser une esquisse, un essai, et on ajuste nos points de vue. Une sorte de compromis entre ce que voyais l’éditeur et ce que je pense être bon pour le joueur.

Pour ougabouga, il fallait un travail de graphisme, des dessins rapides, amusant. Le theme et l’ambiance devaient être un peu dingues.

Pour Sherlock, le public c’est des enfants et des familles. Mais, avec Ilopeli, nous avons décidé de traiter les enfants avec maturité. Nous avons donc choisi des illustrations plus émotives, moins naïves… Même si elle peuvent paraitre un peu plus « violente » puisque nous y montrons la detresse, la peur ou la misère.

Un de mes objectifs de dessinateur est de changer de style à chaque jeu. Je ne veux pas que l’on ne m’associe pas à UN style particulier et que le joueur qui retourne la boite pour voir le nom de l’illustrateur soit surpris en m’y voyant.

GiL - Hors les jeux de société, faites-vous des illustrations pour tous les autres médias?

Bony - Je réalise beaucoup de logo, pour des clients plus institutionnels ou pour des associations de jeux. Je fais aussi des affiches : ça me permet de m’entrainer sur certaines techniques et d’apprivoiser de nouveaux styles en les testant auprès du grand public. De plus ça permet à des associations qui n’ont pas de budget d’avoir des affiche jolies. Et si ça plait vraiment, je réutilise le style de dessin pour un jeu futur.

GiL - Hors les jeux de société, faites-vous des illustrations pour tous les autres médias?

Bony - Je réalise beaucoup de logo, pour des clients plus institutionnels ou pour des associations de jeux. Je fais aussi des affiches : ça me permet de m’entrainer sur certaines techniques et d’apprivoiser de nouveaux styles en les testant auprès du grand public. De plus ça permet à des associations qui n’ont pas de budget d’avoir des affiche jolies. Et si ça plait vraiment, je réutilise le style de dessin pour un jeu futur.

GiL - Où trouvez-vous votre inspiration et comment faites-vous la recherche pour vos dessins?
5 principales sources d’inspiration :

1.     Les Bandes dessinées, depuis toujours. J’ai un faible pour les comics indépendants de ces 15 dernières années (The Goon, Hellboy, Wormwood) et pour les grandes saga de BD européennes (caste des metabarron, peter pan de loisel, blackSad…)

2.     Les jeux de société. Je regarde beaucoup les boites, j’achète certains jeux, uniquement pour l’esthétique. Je suis fasciné quand un éditeur a le courage de créer un jeu comme Arriala ou Nostra City ou, le plus beau de tous : Horse Fever, chez Cranio qui a fait le choix d’un design qui ne plait pas à tout le monde.

3.     Les univers parallèles : Films, dessins animés, jeux vidéo. Beaucoup de ces medias utilisent des vrais génies pour créer leur univers. Il y a dans les jeux vidéo ou les films des artistes dont on ne connaitra jamais les noms mais qui ont vraiment des choses grandioses a partager.

4.     Les livres. Je lis beaucoup de roman de toute sorte, j’ai besoin de remplir tout le temps mon cerveau d’histoires. Si je ne lis pas un livre ou une BD avant de dormir, je cauchemarde. Les livres, c’est comme les BD sauf que c’est à toi de faire le travail d’imagination, et quand on est illustrateur, ce sont de vrais défis à relever que de lire un livre comme Hyperion de Dan Simmons ou La Horde du Contrevent de Damasio

GiL - Comment voyez-vous la réussite d'un jeu à ses illustrations? Comment sont-ils importants pour la réussite d'un jeu?
Bony - Je sais qu’en France, un mauvais jeu bien illustré se vendra PLUS qu’un TRES bon jeu mal illustré. Maintenant, l’idéal étant d’avoir de bons jeux, bien illustrés et en France nous avons la chance d’avoir de tres bon auteurs et de brillants illustrateurs.

La problématique est un peu différente en Allemagne, par exemple, où des auteurs peuvent se permettre de sortir des jeux moches et réussir à en vendre beaucoup. Comme si les joueurs allemand parvenaient mieux que nous à dissocier le fond de la forme.

 

 

GiL - Quels sont vos jeux préférés et vos designers de jeux préférés?

Bony - Mes jeux préférés : Arriala, Astéroyds, Caylus, la danse des œufs, Rumble in the house, rallyman, pingouins (that’s my fish), Jaipur, Tikal (un et deux), the boss, Yspahan…

Mes auteurs préférés :Roberto Fraga, Laurent Escoffier, Sebastien Pauchon, Bruno Cathala, Frederic Henry et Guillaume Blossier…

Mes illustrateurs préférés :Naïade, Stephane Poinsot, Vincent Dutrait, Mathieu Leyssenne, Melanie Fuentes, Tony Rochon, Nicolas Fructus…

 

GiL - Pensez-vous que les jeux de société peuvent être utilisés dans l'enseignement?

Bony - EVIDEMENT ! Jouer c’est apprendre.
D’abord apprendre à se connaitre et à connaitre son entourage.
Puis, Apprendre à écouter les autres, à deviner leurs envies.
Enfin (et oui!!) apprendre à bluffer, à tricher, à anticiper, à mesurer ses risques, à jouer la comédie… Bref, plein de petites choses jouissives que l’on n’apprends pas si l’on ne joue pas.

 

GiL - Que savez-vous sur le Portugal? Avez-vous déjà visité le Portugal?

Bony - Non, je passe tout mon temps libre à parcourir les festivals Français.
Peut-être que si je deviens un peu plus connu, je tenterais d’aller dans des festivals à l’étranger rencontrer des joueurs du monde entier…
mais je ne suis pas un aventurier, il faudra vraiment que mon voyage soit super bien organisé.

Sinon le Portugal, ce que j’en sais ? et bien, en France, on a tous des amis ou de la famille éloignée qui vient du Portugal…
J’en entends parler mais j’ai peur de ne connaitre que des clichés. Un peu comme si vous, vous décriviez les français avec un beret et une baguette de pain…

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